Le Comité National d’Organisation (CNO) du Forum National sur le Financement de la Santé (FONAFIS 2026) a tenu sa troisième réunion plénière, franchissant une étape décisive dans la préparation de cet événement majeur prévu du 25 au 27 mars 2026 à Ouagadougou.
Placé sous le Très Haut Patronage de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, et le parrainage du Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, le FONAFIS 2026 ambitionne de proposer un agenda concret de réformes du financement de la santé et une feuille de route opérationnelle pour sa mise en œuvre.
Un programme de 27 sessions sur trois jours
Lors de cette troisième plénière, le CNO a passé en revue l’état d’avancement des préparatifs logistiques et la mobilisation des intervenants confirmés. Le programme du forum, élaboré avec le concours du Secrétariat Technique des Réformes du Financement de la Santé (ST-RFS), prévoit pas moins de 27 sessions réparties sur trois jours, couvrant l’ensemble des dimensions du financement de la santé : diagnostic national, mobilisation des ressources domestiques, achat stratégique, digitalisation, partenariats public-privé, coopération régionale dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), et souveraineté pharmaceutique.
Plus de 400 participants attendus
Le forum réunira plus de 400 participants, dont des officiels gouvernementaux, des représentants du corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers (OMS, Banque mondiale, UNFPA, UNICEF, Union européenne, Fonds mondial), des acteurs du secteur privé, des représentants de la société civile et des médias nationaux et internationaux.
Le CNO a également confirmé la tenue de sessions parallèles en salles plénière et annexes, ainsi qu’un espace d’exposition dédié aux innovations en matière de financement de la santé, où la CNAMU, la CAMA, les PTF et les fintechs présenteront leurs solutions.
Des enjeux majeurs pour le Burkina Faso
Le FONAFIS intervient dans un contexte de réformes profondes. Le Burkina Faso consacre actuellement environ 12 % de son budget national au secteur de la santé, un niveau encore en deçà de l’objectif de 15 % fixé par la Déclaration d’Abuja. Les paiements directs des ménages représentent 44 % des dépenses totales de santé, tandis que la dépendance au financement extérieur avoisine 21 %. Le forum vise à tracer une trajectoire crédible vers un financement plus souverain et plus équitable.
La prochaine étape pour le CNO sera la finalisation des termes de référence des sessions et la confirmation des derniers intervenants, en vue d’un événement que le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, qualifie de tournant historique pour le financement de la santé au Burkina Faso.